La France en vélo à 55 ans travel blog

Course de minimes dans la ville de Bagnères-De-Bigore; le vélo fait parti...

Il est vrai que tout est très bon en France

Tour de France; voici mon point de vue

Mon nouveau groupe d'amis français pour regarder le tour passé

On posté pour attendre le prochain Char

Au ravité, les musettes sont sorties des glacières de l'équipe de Lance...


Bonjour à tous,

Oui je sais, je n’ai pas alimenté le blog depuis plusieurs jours. C’est que peut-être qu’il n’y avait rien d’intéressant à dire. Le lendemain du Tourmalet, mon cou ne fonctionnait plus (appelons cela un torticolis ou équivalent). Plus question de faire du vélo quand on est presque plus capable de dormir, de se déplacer même à pied. La sortie par temps froid dans le col l’Aspin semble avoir laissé de traces. À moins que ce soit mes « importante ostéophytose antérolatérale et postérieure » ou ma « calcification ovalaire nucale », tout cela dans les cervicales. Bref le moral, est dans les talons surtout qu’il fait beau, que je vois partout des cyclistes en grand nombre qui se dirigent vers ces cols mythiques. Tout ceci est assez émotif et compte tenu qu’il y a de grandes similarités avec une certaine fin de séjour en France, Ouffff !

Avec une dose massive d’anti-inflamatoire, de Tylénol, les choses s’améliore un tout petit peu, pas assez pour faire du vélo en force mais au moins assez pour me permettre de me diriger au pied du Tourmalet pour voir le tour passé ce dimanche 12 juillet. J’ai préparé un sac à dos avec ce qu’il faut pour supporter l’attente de plusieurs heures au bord de la route. Il fait très, très beau (chaud) et je me suis dis que si tout allait bien, peut-être que dans l’ambiance et sous adrénaline je pourrais me rendre à La Mongie. Effectivement, il y a énormément d’ambiance, des gens partout qui monte à pied ou à vélo. Il y aura certainement des dizaines de milliers de personnes dans le Tourmalet. Dans cette euphorie du moment, je monte quelques kilomètres mais je réalise que je paye le prix à porter un sac à dos avec un 2 litre d’eau etc. Je décide donc de rebrousser chemin et de choisir le meilleur endroit possible près de Campan c'est-à-dire près du bas du Tourmalet. C’est également là que se fera le ravitaillement, j’aurai donc autre chose à voir. De plus, si j’étais à La Mongie, il est presque certain que je n’aurais pas le temps de revenir au camping-car pour regarder la fin de l’étape à la Télévision car il faudra certainement au moins 1 heure pour redescendre.

Je m’installe donc vers 10h00 dans un champs en surplomb de la route d’un mètre près d’une haie de grands cèdres afin d’avoir un peu d’ombre (le soleil tape fort). La caravane passe à 12h30 et les cyclistes vers 15h00. Il faudra donc être patient et attendre tout ce temps. J’ai apporté un livre et de la bouf.

Il y a déjà 4 personnes (adultes) qui ont établi leur camp de base à cet endroit et un peu en blague, je leur demande si je peux m’installer aux environs de leur position (le champ est très vaste et vide). La réponse est « non ; tout est réservé ». Après une seconde de surprise, je comprends que j’ai affaire à de joyeux lurons français qui aiment blaguer. On fait rapidement connaissance, ce sont des français amoureux de la petite reine. Quelques minutes plus tard, le beau-frère, son épouse, le fils (30 ans) et sa conjointe viennent gonfler le nombre de personne. Ces sont des bons vivants qui aiment se taquiner ; bref je n’ai pas de difficulté à blaguer et rapidement à me faire accepter dans leur groupe. J’ai heureusement apporté des bonbons d’érable et j’en distribue à tout le monde. Comme on est là pour plusieurs heures, les français on prévu le coup. Les bouteilles de vin sortent des sacs, les saucissons fait maison, le vin, les petits gâteaux. On m’offre très gentiment de partager ceci avec eux. Je suis un peu gêner ; celui qui a apporté le vin me mentionne en ayant quelques goutes dans mon verre qu’il ne peut pas m’en donner beaucoup car « je suis en vélo ». Évidemment, il blague et il en rajoute une louche. Bref, je suis chanceux d’être encore une fois si bien tombé sur des gens fort sympathique.

Finalement plus heures plus tard avec un taux d’alcool en hausse (ne craignez rien, rien de problématique), la caravane arrive. Ce sont des marques de commerces qui utilisent des « chars allégoriques » pour faire de la pub et lancer au passage des petits trucs : casquette, porte clef, bracelets, bonbons, T-shirt, etc. Comme des enfants et avec les enfants, on s’installe sur le bord de la route car la distribution est assez aléatoire et tout le monde se dépêche à récupérer les objets lancés. Nous sommes à un endroit où il n’y a pas trop de monde de sorte que tout ceci reste très civilisé. La moitié des français avec qui je bivouaque se prêtent aux jeux de la cueillette. Je prends soin de rapporter mon butin dans la cagnotte (le tas) général du groupe. On verra bien plus tard à se séparer le tout. Il faut également relativiser; ce sont des « cossins » et je temporise mes souhaits.

Malgré tout, il y a des choses intéressantes : un bidon cervélo; une musette qu’un cycliste nous a lancé, un T-shirt de la caisse d’épargne, des petits porte clés que je donnerai à mes petits enfants.

J’ai goûté à un petits gâteau qui se trouvait toujours dans la musette et je ne comprends pas, depuis je suis… en érection!!!!! Semblerait bien que la drogue n’a pas le même effet sur tout le monde…

Désolé, c’est sorti tout seul. En passant Lise, j’ai gardé la moitié du petit gâteau magique….

Bref on s’est bien amusé, je n’ai pas pris beaucoup de photos (j’ai quelques vidéos). Le contact avec les coureurs est très courts (quelques secondes). J’ai bien aperçu Lance, Tom Boonen et plusieurs autres.

Comme je suis revenu assez rapidement car j’étais au bas du col, je peux regarder le reste de l’étape à la télé. Installé près de mon camping-car, j’ai fait connaissance les jours précédents avec un père et ses deux fils cyclistes (13-14 ans) qui ont également été voir le tour passé. Un autre cycliste de (60-70 ans) ans avec qui j’ai causé est également de retour. J’invite tout ce beau monde à prendre une bière dans mon camping-car pour visionner la fin. Heureusement j’ai des « revels » pour les fils. Bref, j’en profite pour être dans un « bain » tout ce qu’il y a de français.

Hier, lundi, j’ai réussi après quelques péripéties à obtenir un rendez-vous avec un ostéopathe. Le traitement n’a pas été très invasif car il ne peut plus depuis 2008 faire d’ajustement cervical (comme le font les chiro) à moins que l’on ait un avis du médecin. Il me masse, me fait quand même craquer quelque chose. Je lui ai montré la description écrite de ma dernière radiographie afin qu’il oriente son traitement. Il m’encourage en me disant qu’il pense que la phase aigue est passée et qu’elle est probablement liée à un état de spasme et de tension intense. Après m’être délaité de 35 Euros, je me sens mieux… et moins riche!!! On verra pour le musculaire…

Aujourd’hui, 14 juillet fête nationale des français, il pleut sur les Pyrénées (pour faire changement). À Paris, ils ont du soleil pour assister au défilé militaire. C’est donc le temps pour moi de partir pour me rapprocher de Bordeaux. Il devrait faire un peu plus beau vers la cote

En résumé, c’est dans ce camping que j’aurai resté le plus longtemps mais compte tenu du mauvais temps et des mes cervicales, le Pyrénées se seront limités à deux cols et le passage du tour de France. Ce sera pour une prochaine fois…peut-être.

A+ près de Bordeaux

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