La France en vélo à 55 ans travel blog

Chercher le camping-car de Charlie

Jour de marché à Saint-Félicien

Remise des dossards; il y a une montagne de petits sacs à...

Au ravito; danse en ligne des "cowboy girls" avec musique wetern;

Dans la file d'attente avec François et le copain de Thise


Dimanche

On est dimanche matin; il fait un soleil radieux mais un peu froid. On m’a libéré de ma prison « de type parking » car toutes les automobiles sont parties et il ne restait plus ce matin au réveil que trois camping-car. Au moment où je vous écris ces lignes, je suis maintenant seul dans ce champs en bordure de la route en compagnie d’une toilette chimique encore bien propre et bien utile (information très pertinente dans un blog!)

Vendredi, la veille de l’Ardéchoise, François s’est rendu à mon camping car et est gentiment venu m’inviter de nouveau à souper après l’Ardéchoise. Cette invitation est très appréciée et cela m’a fait chaud au cœur quand François m’a indiqué que c’était également l’idée du groupe.

Correction : j’ai fait une erreur dans ma dernière entrée de ce blog; la plus vielle personne à faire un parcours de l’ardéchoise (67 km) n’a pas 85 ans mais bien 98 ans!!! Et oui et il a bien complété le trajet.

Bernard Vallet, l’animateur français du tour de France sur canal évasion était le parrain de l’épreuve. Je n’ai pas eu la chance de le croiser. En passant, il y avait un canadien inscrit à l’épreuve; je me demande si je le connais!!! (oups déjà français dans le cœur)

Alors l’ardéchoise?

J’ai plus ou moins dormi de vendredi à samedi. Au réveil, il y a un beau soleil mais il fait très froid (quelque degré C seulement).

Donc réveil à 5h00 du matin (le départ est à 7h30) afin de rencontrer François sur la ligne de départ vers 6h30. Il faut se souvenir qu’il y a plus de 10000 participants à ce départ! Un cycliste de Thise accompagnait François (il sera également là le soir au souper).

Départ de tout ce beau monde et nous quittons assez rapidement vers 7h45 (après quelques milliers de cyclistes qui ont des dossards prioritaires ou qui font le circuit marathon) car nous sommes près de la ligne de départ.

Je ne me sens pas très bien c'est-à-dire pas très en forme. Le ciel s’est chargé de nuage et mes manchettes et ma petite veste ne sont pas de trop. Il y a des cyclistes partout sur la route mais il n’y a pas personne d’énervé et tout le monde est très poli.

Aux environs de la mi-parcours, nous gravissons un troisième col soit le col du Gerbier et un peu avant de l’atteindre, il y a un ravitaillement important. Le mal de cou est présent de nouveau et je dois gérer. Au ravito, il fait un froid de canard (de chien?) et le mistral souffle violemment par bourrasque. Malgré mes manchettes et ma veste je gèle. Le haut du col du Gerbier à la forme d’un plateau et on reste exposé aux éléments pendant plusieurs km (au moins 10). J’ai les pieds un peu gelés; c’est pénible, on cherche à s’abriter derrière des plus forts et plus costaux. Finalement on bascule dans la vallée et assez rapidement, la température s’élève et le soleil réapparaît ce qui fait un bien énorme pour les muscles et pour le moral.

Le reste du parcours est parsemé de cols, de descentes, de village avec de l’animation, d’eau que l’on nous tend au bout des bras, de petits et gros ravitaillement. Je découvre un petit gâteau tout moelleux avec au centre une gelé de cerise; cela réconfort l’estomac et le moral (n’est ce pas que la bouf est important pour moi?).

Le dernier col (du Buisson) est gravi sans problème car même s’il est assez difficile au début, je l’avais parcouru jeudi avec François et je savais à quoi m’attendre.

L’arrivée à St-Félicien est appréciée et il y a des cyclistes partout. Je me balade un peu dans le village pour l’ambiance mais rapidement, je décide d’aller me reposer dans mon palace à 4 roues.

En définitive, j’ai pas mal plus souffert dans l’Ardéchoise que dans la Time Megève; la suite des cols est usante et surtout, le vent et le froid ne sont pas des conditions que j’apprécie.

J’ai donc fait cette distance en 7h10 de pédalage mais 7h30 en temps réel si on compte les arrêts aux « puits de ravitaillement ». Dans le groupe qui sera là au souper qui comprend au moins 6 cyclistes et une féminine (Henriette), c’est moi qui a été le plus lent!! Encore une fois, « y sont fort les français »

Après des étirements, une douche froide (je n’arrive pas a avoir de l’eau chaude même si je met en route le « Truma boiler »; je crois que les chauffage est électrique et non au gaz; et il faut peut-être alors attendre au moins une heure après la mise en route», je m’étends sur mon lit; cela fait du bien car je suis pas mal crevé; je n’ai même pas le gout de prendre une bière tout de suite.

Tel que prévu, je reçois un appel de Benoit sur le coup de 18h00 pour les derniers détails de son départ. Dans deux jours, nous serons ensemble.

Le souper au gîte de « la gang » a été tout aussi sympathique que le premier soir. Le groupe s’est agrandi : une jeune couple avec un jeune bébé de 13 mois (Oscar), un collègue du club de François de Thise, un autre copain du groupe; bref nous étions je crois une douzaine de personne.

Benoît Delachaux; le retraité sommelier comme je l’appelle nous fait encore gouter à de bon vins. En entrée, bonne charcuterie accompagnée d’un vin blanc Corton Charlemange 2001 (un des meilleurs vin blanc que j’ai gouté à vie) suivi de saucisses et agneau cuits sur charbon de bois arrosé d’un « Pommard 1er cru 2001 Les Rugiens ». Vient ensuite le vin que j’ai apporté (qui vaut ce qu’il vaut) suivi d’un super Château Contenac Brouwn Margaux 1999. Vraiment on a été gâté; Vive la France vive le fromage, le vin, les cols les françaises et les français (je crois qu’il serait de mise que je me lève pour chanter la marseillaise seul dans mon champs).

La suite

Dès que j’aurai terminé la rédaction de cette journée, je vais me diriger sur Lyon pour me rendre chez Marie-Josée et Jean-Louis Guyader. Cela me permettra de me brancher sur internet et également de remettre de l’ordre dans le camping-car. Cela fait déjà plus de 6 jours que je suis en autonome et les batteries commences à être à plat car je n’ai pas roulé depuis mercredi. Lundi, j’irai chercher Benoit à l’aéroport de Lyon et une nouvelle aventure débutera

À bientôt



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