La France en vélo à 55 ans travel blog

Voici nos hôtes dégisés en gaulois qui servent la potion magique

Le feux de joie du 14 juillet


Suite du 14 juillet

Je suis arrivé au camping à 50 km de Bordeaux vers 16h00. Ce camping est de type « Familial » c'est-à-dire qu’il a un nombre de site limité (30 environ). On est le 14 juillet et il y a un repas communautaire du 14 juillet organisé au camping (payant évidemment). J’ai donc sauté sur l’occasion car ce genre de repas communautaire est toujours intéressant étant donné que l’on y fait des rencontre. Le thème du repas est « Les gaulois » au menu, apéritif de type potion magique; suivi de charcuteries accompagné de pain cuit dans le four artisanal du camping; ensuite des charcuteries; rillettes, saucisson et patate en robe de chambre. Au désert, un clafouti. Un vrai repas de Gaulois. Évidemment, le tout est abondamment arrosé de vin de la région; se souvenir que je suis dans la région de Bordeaux.

Vers, 19h30, il y a au moins 30 personnes assises sur des grandes tables de piquenique. La soirée est idéale; ni trop chaude ni trop froide. Le repas débute par l’arrivée d’assurance Tourix (le jeune propriétaire du camping qui en passant, est triathlète) debout dans une charrette tirée par deux campeurs. Lui et sa femme sont déguisés en Gaulois (voir la photo) et ils nous servent cette mixture (alcoolisé évidemment) à grand coup de louche tiré d’un vieux chaudron en cuivre tout cabossé. Je suis assis entre des Anglais, un couple de Français et en face des belges Flamand mais qui parle assez bien le français. Pas facile de tenir une conversation avec tout ce beau monde en même temps et de ne pas négligés les autres. Mes voisins français sont deux psychologues spécialisés dans l’éducation d’enfants difficiles. J’aurais surtout un échange avec eux.

Le repas s’étire jusqu'à la tombée de la nuit. Comme on est le 14 juillet, le propriétaire à préparer de longue date un feu de joie; un énorme bucher composé de branches et d’arbres morts accumulés depuis des mois (voir photo).

Tout cela se termine vers 23h00 et le dodo est le bienvenu.

Mercredi le 15 juillet

Je me réveille assez tard vers 8h30 car tout est très calme. Il faut dire que le camping est vraiment au milieu de nulle part; loin de toute circulation, villes etc. La ville la plus près est à 10 km.

Je décide de partir en vélo et d’emprunter la piste cyclable qui va de Bordeaux à Sauveterre-de-Guyenne. Je croise la piste et à ce point, je suis à 45 km de Bordeaux. Je décide donc d’aller diner à Bordeaux. La région de Bordeaux offre plusieurs pistes cyclables développées sur d’anciennes emprises de voie ferrée. Celle que j’utilise ne fait pas exception. La piste est en bitume en très bon état et on passe par des tunnels dont un fait bien 300 m de long. Cette piste n’offre pas de gros dénivelés car les trains ne peuvent pas gravir de fortes pentes. Toutefois, elle est composée de long faux plat montant ou descendant de plusieurs km de long et si on le désire, on peut vraiment pousser la machine et monter le cardio.

La température est parfaite, les nuages se dégagent; la journée s’annonce bien. Je m’amuse bien sur ce trajet rectiligne et je peux pousser assez fort sur les pédales. Mes sensations sont bonnes, le cou n’est pas trop douloureux. À 10 km de Bordeaux, je remarque une ancienne petite gare réaménagé en restaurant qui semble bien sympathique; mais comme j’ai décidé de manger à Bordeaux, je poursuis mon chemin.

Ce que j’ignore alors, c’est qu’à quelques km de Bordeaux, mélangés à des feuilles mortes au milieu de la piste, m’attend une roche coupante avide de caoutchouc et de flanc de pneu de cycliste. Elle sait bien qu’elle vit ses dernières heures sur la piste car elle devra s’appuyer sur le flanc du pneu, le coupé tout en étant éjecté loin dans le bois, telle est sa destinée. Le fringant cycliste que je suis, sans le savoir et à son corps défendant respectera cette réalité qui se jouera en une fraction de seconde. Et puiffff, le pneu arrière se dégonfle instantanément et je ne peux retenir un shiiit bien sonore. Mon expérience aidant et en constatant que la roche est parti de coté avec violence, je redoute le pire; pas seulement une crevaison mais une blessure fatale au flanc. Mon intuition est bonne; un coupure de 1 cm est bien visible sur le flanc de ce pneu qui est presque neuf. C’est la fin de sa vie. Pire cependant pour moi, dans un tel cas, il n’est pas possible de simplement changer le tube car ce dernier sortira par la déchirure. Je suis sur la piste seul en plein bois entre deux localités. Hum!!! Heureusement, le cycliste chevronné et averti que je suis à pris soin de couper en forme ovale quelques petites pièces de dessus de pot de yaourt. En logeant une pièce à l’intérieur entre le tube et le pneu, en peut espérer empêcher le tube gonflé de faire « l’hernie ». Quand on a pas cette pièce, on peut toujours utiliser un billet banque plié. Je m’exécute donc, répare le tout et constate que cela semble tenir. On voit bien la pièce de yaourt par le trou. La grande question : est-ce que cela va tenir?

Je décide sagement de rebrousser chemin. Au départ, je roule très lentement, me lève à chaque bosse pour ne pas mettre trop de pression. Comme il est 12h45, je décide quand même de m’arrêter à ce petit resto croisé précédemment.

Il y a bien une dizaine de personnes sous les parasols, des locaux et des cyclistes. En cycliste raisonnable, je me commande un pichet d’eau, une belle salade composée de salade (vous souvenir de ce que j’ai mentionné précédemment sur les salades) petits cubes de jambon, haricots. C’est délicieux, le pain est bon et surtout, le ¼ de litre de rosé (il faut bien éviter de se déshydrater non?)

La serveuse est jeune et gentille. Une dame qui me semble bien avoir près de 70 ans vient me porter mon pain. Elle blague en me disant qu’elle doit apporter cela au maillot jaune (j’ai le maillot du club). Elle porte de grosse lunette noire, a le dos vouté mais sa voix est ferme et articulés et elle semble vive d’esprit.

En terminant le repas, je vois cette dame qui passe derrière mois et je trouve quelque chose pour engager la conversation. C’est la propriétaire et nous nous mettons à blaguer. Elle m’apprend qu’elle vient de se faire opérer pour un œil pour une cataracte. On est en terrain connu, je lui parle de mon expérience, du mini choc d’y voir clair, de renouer avec les rouges vifs, les rides, etc. Elle me confie la même chose, on continue à blaguer; décidemment, son âge ne semble pas coïncider avec sa vivacité d’esprit.

Après un très bon café (sans désert; que je suis donc raisonnable), pour payer, je me rend à l’intérieur et je mentionne quelque chose sur cette dame d’un certain âge à la caissière. Cette dernière me confie que c’est une vielle qui se prend pour la patronne mais comme ils ont pitiés d’elle, il la laisse faire. Après la surprise, je réalise que la caissière est aussi est du genre taquin (peut-être sa fille?). Après mon petit pipi à la toilette, j’entends la caissière qui répète à la dame âgée ce qu’elle m’a chuchoté. Décidemment, c’est une bande de joyeux luron et je me mêle de la partie en disant et en quittant que le « canadien maillot jaune » est bien mêlé dans toute cette histoire. Finalement, je me suis bien amusé avec ce chassé croisé de quiproquos.

Je remonte sur mon digne destrier LOOK avec le ventre plein et le taux d’alcool un peu supérieur à 0.

Après le café et le ¼ de litre, je me sens très bien et j’ai de la jambe. La réparation de fortune semble tenir et je mets le turbo (heum, admettons que c’est un petit turbo). Je monte les faux plats à vive allure, je mouline à 100 sans problème, le cardio est à 165-170 et je tiens. Décidemment, je suis dans un bon jour et je me pince à plusieurs reprises car la chevauché dans ce paradis bordelais sera mémorable.

Arrivé au camping, la piscine est super rafraichissante et me permet de relaxer de la journée. Mon cou est présent mais tiens le coup (Keshling! encore un jeu de mot très compliqué).

Bref, une très belle journée se termine. Demain, on annonce encore du beau temps et je crois que je vais refaire le même chemin pour me rendre cette fois-ci à bordeaux à la gare. De très gros travaux sont en cours de sorte qu’il sera difficile de m’approcher de la gare avec mon monstre. Je vais aller m’informer pour trouver une solution viable. Je considère trouver un tramway (ils sont super les tramways de Bordeaux) pour m’éloigner de la gare. En passant, ils ont été fabriqués par Bombardier.

À+



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